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Handicap & Soutien

Partie 1: Comprendre l'impact négatif des soins prolongés en USI

Un homme âgé sortant d'un fauteuil roulant dans un TRAM Rifton avec l'aide d'un gardienComme le domaine médical soutient la vie de nombreuses personnes grâce à des interventions dans les unités de soins intensifs (USI), les patients survivants sont confrontés à des problèmes de santé importants. Les complications des soins prolongés en USI résultent de l'immobilité, de la sédation, de la ventilation mécanique et de longs séjours à l'hôpital. Ces complications sont classées en deux conditions de plus en plus reconnues: la faiblesse acquise en unité de soins intensifs (ICUAW) et le syndrome de soins post-intensifs (PICS). Les deux sont des événements indésirables graves pour la santé et leur incidence croissante reflète les effets de la pandémie du COVID-19.

Heureusement, les interventions actuelles de mobilisation précoce et de réhabilitation précoce ont le potentiel d'atténuer ces conditions. La mobilisation précoce fait référence à l'activité physique pratiquée dans les soixante-douze premières heures d'une maladie grave. L'activité physique est à un niveau suffisant pour augmenter la ventilation, la circulation, la perfusion, le métabolisme musculaire et la vigilance, ainsi que pour diminuer les taux de stase veineuse et de thrombose veineuse profonde.1

La réadaptation précoce, par contre, comprend toute la physiothérapie, l'ergothérapie et le soutien lié aux soins palliatifs qui sont administrés dans les sept jours suivant l'admission à l'USI.2 Ensemble, la mobilisation précoce et la réadaptation précoce réduisent le risque de développer des résultats de santé négatifs pendant et après les séjours en USI.

La première partie de cette séquence explorera à la fois ICUAW et PICS. La deuxième partie examinera les concepts actuels d'intervention pour ces conditions.

Unité de soins intensifs Faiblesse acquise

L'ICUAW se caractérise par une faiblesse musculaire aiguë, généralisée et symétrique des membres. C’est une condition mondiale qui influence tous les domaines de la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF OMS) de l’Organisation mondiale de la santé. L'ICUAW est liée au sevrage retardé de la ventilation mécanique, aux séjours prolongés aux soins intensifs et à l'hôpital, à l'augmentation des coûts hospitaliers liés aux soins de santé et à un risque plus élevé de décès un an après l'admission à l'USI.3

Les revues récemment publiées qui démontrent une relation entre la rééducation précoce et une diminution du risque d'ICUAW sont d'un intérêt majeur.4Une revue systématique a révélé que la mobilisation précoce semble réduire l'incidence des soins intensifs tout en augmentant la capacité fonctionnelle et le nombre de jours sans ventilateur, et améliore le taux de sortie à domicile.5Une autre étude a révélé que la thérapie physique en USI améliore la qualité de vie des patients, la fonction physique, la force musculaire périphérique et respiratoire, les jours sans ventilateur et diminue les séjours à l'hôpital et aux USI.6 De même, Tipping et ses collègues notent que la mobilisation et la rééducation précoces actives en réanimation améliorent la mobilité des patients, la force musculaire et réduisent les réhospitalisations pendant environ six mois.7 Ce sont certainement des résultats encourageants.

Syndrome post-soins intensifs

Le terme syndrome post-soins intensifs a été inventé en 2012 pour décrire des problèmes nouveaux ou s'aggravant dans l'état de santé physique, cognitive ou mentale survenant au cours d'une maladie grave et persistant au-delà de l'USI ou de la sortie de l'hôpital.8, 9, 10 Ce syndrome de grande envergure affecte tous les domaines du modèle de la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF de l’OMS) de l’Organisation mondiale de la santé. Ainsi, ICUAW, comme décrit ci-dessus, appartient au domaine des déficiences physiques de PICS.11

Les événements sanitaires secondaires à la pandémie de COVID-19 sont des exemples opportuns de PICS et de préoccupation pour une réadaptation précoce. De nombreux patients rentrant chez eux après une hospitalisation pour insuffisance respiratoire grave sont confrontés à des problèmes physiques, neurologiques, cognitifs et émotionnels importants.12 Cela a abouti à une prise de conscience urgente de la prise en compte des effets débilitants des séjours de longue durée aux USI.13, 14 Et il est reconnu dans le monde entier que des milliers de patients atteints de COVID-19 auront besoin d'accéder à des services de réadaptation intensifs à l'avenir.15, 16

Un protocole de physiothérapie en USI dans un centre COVID-19 au Brésil, par exemple, impose une formation fonctionnelle de telle sorte qu'avant le congé de l'USI, tous les patients, y compris ceux qui n'ont pas le contrôle du tronc, doivent s'asseoir au bord du lit, se tenir debout et marcher.17

La reconnaissance du PICS étant relativement récente, les preuves concernant l'épidémiologie, les facteurs de risque, les manifestations cliniques et, surtout, le traitement, sont encore limitées.18

Dans la partie 2, nous examinerons la mise en œuvre de solutions de mobilité précoce et de réadaptation dans les soins intensifs et post-USI.

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